vendredi 11 septembre 2009

Manhattan .......

New York, Manhattan,

Depuis ce septembre fantôme, funeste et froid,
Où les hommes semblent avoir franchi le miroir de l’interdit,
Comme dans les histoires fantastiques,
ou, dans les films d’horreur, des êtres traversent les murs,
New York, Manhattan,
Depuis ce onze septembre déchiré,
Un film déroule une tragédie vivante, hurlée, sanglante
Avec la mort pour finalité.
Avec la mort qui triomphe.
Et quand le rideau de larmes tombera,
L’Histoire aura écrit sa page, sur le grand livre.
Et sur la scène de ce grand théâtre,
Seuls les hommes habillés d’humilité,
Et ceux revêtus de sagesse, resteront debout pour continuer la marche de la vie.
Dans ce grand désert de solitude, ils ouvriront le chemin. Pour vivre.

New- York, Manhattan,
Vous êtes comme un rasoir sur un fil
Paumées dans les brouillards de la douleur,
Mais je continue à rêver ;
Un jour, c’est sûr, j’irai.
Même si on vous a amputée,
Même avec ce handicap, ce vide immense,
J’irai vous voir. Même avec cette laideur du vide,
Oui j’irai, avant de mourir,


De si loin, et pourtant, j’ai versé des larmes,
A votre drame d’injustice et de désespoir.
Car je n’oublie pas l’amour,
Que m’a porté un des tiens.
Manhattan, Manhattan, attend,
Si tu devais disparaître, attend,
Je veux te voir,
Je veux, là-bas, fouler de mes pieds,
Le sol du continent américain.
2001 17.10.2002

Ces mots inspirés ......

De la douceur de l‘amitié, ces mots inspirés,
Devant un tableau, le temps retrouvé
Vietnam, pays de profonde douleur,
Au passé effroyable, tellement ressent,
Aux images terrifiantes d’un coin d’histoire,
Terre martyre, en tes entrailles
Tu as fait survivre ton peuple,
Avec des souffrances et des espérances.
Avec ton immense courage,
Et l’amour des autres en appel,
Tu es sorti de ton ghetto souterrain.

Vietnam aux images terribles du passé,
Tu renais à la vie,
Qu’il t’a fallu réapprendre.
Apprivoiser la vie au grand jour,
La vie avec le soleil,
La vie avec le sourire.
Le sourire des enfants,
Des jeunes filles,
Des amants, des femmes.

Les hommes ne devraient pas
Toucher aux merveilles.
C’est un sacrilège.

Vietnam ! Tu es un sourire
Comme un soleil, qui s’attarde
Sur une fleur tout juste épanouie
Tu es une enfant que l’amour surprend
En émoi indéfini, avec, dans son regard,
L’amour qui s’arrête, marque une pause,
Et d’une envolée repart comme une colombe.

Ne pleure plus, oh ! Pays bien aimé
Berce ton enfant,
Regarde –le partir vers demain,
Dans la joie et l’amour à nouveau réunis
Vietnam ! Telle une amante,
Aux douces beautés retrouvées
Par la palette et par amour pour toi
L’artiste malheureux,
Nous enseigne, avec ses toiles,
Ton visage, ton regard
ta peine et ton espoir.

J’ai vu dans les tableaux de mon ami,
Ton peuple au cœur irradié,
De l’amour de la vie.
Tes anciens, au sourire timide,
Au visage ridé, sublime de sagesse,
Avec dans les yeux,
Des visions de cauchemar.


Sur d’autres toiles, J’ai vu,
Parler la vie au quotidien,
Dans un petit village de pêcheurs,
Où le travail semble un grand bonheur.

Peuple du Vietnam,
Tu caresses le monde
De ton regard en amande.
Avec tes parfums exhalés
Des profondeurs de la jungle,
Tu fleuris la misère
De notre pauvre terre

Lorsqu’il peint d’autres peuples
On devine l’intense émotion d’un artiste
Au sourire t à l’amitié du Vietnam.

J’ai juste voulu vous parler d’un ami


2000

Temps

C’est un immense livre
Que le temps feuillette
Il tourne une à une les pages que les siècles
Ont écrites pour composer des millénaires

Le soleil et les étoiles lointaines
Etirent la lumière
Jusqu’aux mondes vivants.
Toute vie a sa goutte de lumière.
La fleur, la pierre, l’animal, l’oiseau
L’arbre où fleurissent en secondes
Les fractions du temps.

D’un demi-sommeil
Un volcan surveille
Le monde des humains.
Ils sont prisonniers d’une horloge
Où figurent les dates folles
De deux mille ans de leur histoire.

Accompagné d’un renard et d’une rose
Un petit prince habillé de vert assis sur le volcan
Regarde d’autres petits princes tout tristes
Ils semblent égarés sur le chemin de la terre

Et le temps se demande
S’ il pourra vivre un siècle ou deux ,
Quelques millénaires
Sans guerre ni épidémie
Sans voir les hommes s’entre-tuer
Et anéantir l’espoir
Sans voir ces planètes
Eau, Arbre, Lumière,
Ses jolies planètes mutilées

Le temps a ouvert le grand livre
A la dernière page, la page blanche
Il veut que la haine et le sang
N’y écrivent plus le destin des hommes
Il faut que Amour et Amitié
Y dessinent la paix universelle

FEVRIER 2000