New York, Manhattan,
Depuis ce septembre fantôme, funeste et froid,
Où les hommes semblent avoir franchi le miroir de l’interdit,
Comme dans les histoires fantastiques,
ou, dans les films d’horreur, des êtres traversent les murs,
New York, Manhattan,
Depuis ce onze septembre déchiré,
Un film déroule une tragédie vivante, hurlée, sanglante
Avec la mort pour finalité.
Avec la mort qui triomphe.
Et quand le rideau de larmes tombera,
L’Histoire aura écrit sa page, sur le grand livre.
Et sur la scène de ce grand théâtre,
Seuls les hommes habillés d’humilité,
Et ceux revêtus de sagesse, resteront debout pour continuer la marche de la vie.
Dans ce grand désert de solitude, ils ouvriront le chemin. Pour vivre.
New- York, Manhattan,
Vous êtes comme un rasoir sur un fil
Paumées dans les brouillards de la douleur,
Mais je continue à rêver ;
Un jour, c’est sûr, j’irai.
Même si on vous a amputée,
Même avec ce handicap, ce vide immense,
J’irai vous voir. Même avec cette laideur du vide,
Oui j’irai, avant de mourir,
De si loin, et pourtant, j’ai versé des larmes,
A votre drame d’injustice et de désespoir.
Car je n’oublie pas l’amour,
Que m’a porté un des tiens.
Manhattan, Manhattan, attend,
Si tu devais disparaître, attend,
Je veux te voir,
Je veux, là-bas, fouler de mes pieds,
Le sol du continent américain.
2001 17.10.2002
vendredi 11 septembre 2009
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Ton poème me fait penser au voyage de mon copain à New York! C'est comme si j'y étais!
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