lundi 6 juillet 2009

Comme dans un tableau d’Henri Rousseau,
Où passent des oiseaux multicolores,
Les heures douces passaient,
Les yeux perdus, dans des rêves de bleus,
De ciel et de mer baignés de lumières caraïbes.
Les musiques la berçaient,
Comme chantent les notes de l’océan,
Accrochées aux vagues de l’âme.

De la volupté de la vanille, elle a la passion,
Et les fragrances du cacao et du patchouli mêlées,
Lui rappellent la couleur de peau,
Chaude et sombre d’un amant,
Son amour et ses étreintes.
Elle ferme les yeux, se souvient,
De son sillage parfumé,
D’épices et de senteurs sucrées et fleuries.
Des couleurs vives des drapés dont il s’habillait,
De son sourire sur son visage ombré,
Et de son rire qui emplissait la maison,
D’une atmosphère chaleureuse et exotique.
Elle entend les mots en créole,
qui enchantent et ceux qui chantent,
dans des complaintes, la mémoire des esclaves.
Et ramènent la magie du vent,
et des bateaux aux voilures éclatantes,
Sur une immensité aux couleurs changeantes,
Des multitudes océanes.
Octobre 2008

1 commentaire:

  1. Je suis à fond pour le "naïf" de Rousseau alors je vois vos mots, les trouve bien trouvés, comme sur une île sauvage on trouverait des fraises. André Guardiola.

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