Petit coucou à Sara
Slam pour la banlieue.
Je ne peux dire fièrement que j'aime,
ma banlieue ; j'suis trop loin de vous,
je n'y vis pas. Et dire que je n'aime,
pas ma banlieue, avec ce slam, je vous avoue,
loin des yeux, n'empêche ! pas loin du cœur.
Vous vivez là, quelque part, sur cette terre,
qui n'appartient à personne. Et à toute heure,
la terre est à tout le monde, il ne faut pas le taire.
car l'amour et l'amitié n'ont pas de frontière.
Vous habitez là, ce n'est pas tout les jours bien drôle,
femmes, enfants, jeunes et moins jeunes, soyez fières!
Et comme partout, dans les barres d'immeubles, se frôlent,
l'incompréhension et la douleur, surtout,
de ne pas être acceptés. C'est bien pour ça que le slam,
sublime poésie, traduit vos maux de banlieue,
en vers intemporels, et s'enflamme,
en mots entendus, ici et loin là - bas, à mille lieues.
Du fond de ma province, coin de pierraille,
je vous ai entendus, vous faire traiter de racaille,
et bien retenu. Ca a fait une faille,
pour la violence; c'était pas malin !
La banlieue, je la comprends. Je la respecte.
Avec Fabien, le nouveau Prévert, et Abd El Malik, le poète,
avec Sara, Frangélik, King Bobo et tout les slameurs,
les rimes se baladent sur les planches et le virtuel,
pour dirent le désespoir et les espoirs actuels.
Hélas, je ne puis dire, puisque je n’y vis,
si j’aime la banlieue.
Mais c'est sûr, la banlieue, faut pas oublier,
que se sont des femmes, des hommes, des jeunes,
qui naissent et vivent là, quelque part.
A tous ces problèmes de banlieue, eux n'ont pas la clé.
Ils ont juste l'Amour et l'Amitié à offrir en partage.
2008
lundi 6 juillet 2009
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